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Les 10 trucs que tu ne fais que quand tu es enceinte

1527105 10202883241473072 1079921499 nCe n'est plus un secret pour personne, j'attends un bébé. De cet état me vient un constat : je fais certaines choses sans aucune honte que jamais je ne ferais en temps normal. Et je ne pense pas être la seule !

1 : Je me fais des goûters de rêve, composés de soupe aux asperges et de boudin noir aux oignons, le tout parsemé de chantilly. Bizarrement, mes filles ne cherchent pas à piquer dans mon assiette !

2 : Je pleure devant n'importe quoi : les téléfilms de l'après-midi sur la 6, la pub Whiskas (bah ouais, mais il est trop mignon le chaton qui déboule vers sa gamelle), une mouche morte ou encore des nouilles trop cuites. De vrais drames, vous en conviendrez !

3 : L'esthétique disparaît progressivement au profit du confort. ("Mais c'est ignoble ce que tu portes !!" "RAF* ! J'suis trop bien dedans !"). Exit les petits dessous affriolants, les tenues élégantes et les chaussures à talons. Bonjour les petites culottes en coton XXL, les pyjamas en pilou-pilou et les chaussons douillets en poils de mouflon ! N'oublions pas les chaussettes/bas/collants de contention qui embellisent un peu plus une tenue sobre et décontractée.

4 : Je peux m'envoyer sans sourciller trois croissants, une demi-baguette généreusement tartinée de beurre et de confiote, un litre de lait à la Ricoré et un mug de jus d'orange au petit déjeuner. Dix minutes après, j'en suis déjà à me demander ce que je vais bien pouvoir manger le midi.

5 : Il paraîtrait que lorsque je dors, le niveau sonore deviendrait limite assourdissant. A la rigueur, je veux bien admettre que j'émets un léger bruit discret et feutré signifiant mon sommeil profond mais je peine à croire mon mari quand, les yeux cernés, il m'affirme que je fais trembler les murs et que je réveillerais un mort ! Faut pas déconner !

6 : Je perds toute élégance dans ma démarche au fur et à mesure que les mois passent. D'abord légère et assurée, elle devient progressivement lourde, bancale et me donne en permanence l'impression d'être un pingouin  se promenant sur la banquise. Je tente malgré tout de conserver un semblant de dignité mais je me rends bien vite compte que c'est peine perdue.

7 : Je ne sais plus me relever. Un exemple : ma fille de 4 ans me demande de m'asseoir à ses côtés pour jouer à un puzzle. En bonne maman attentive à l'épanouissement de ses enfants, je m'exécute et prends place sur le tapis du salon, les jambes tendues. Après 5 minutes de jeu, ma progéniture décrète que le puzzle c'est nul et se lève d'un bond rejoindre sa poupée qui pleure. Me voilà échouée sur le tapis en cherchant du regard un point d'appui qui me permettrait de me remettre sur mes jambes (ankylosées et parsemées de fourmis). Bien évidemment, aucune aide de ce genre, je vais devoir me débrouiller seule. D'un geste vif et gracieux, je m'élance sur le côté avec pour objectif de me retrouver à quatre pattes. Après trois tentatives infructueuses, me voilà bien campée sur mes genoux, le bidon traînant presque à terre et soufflant comme un boeuf en rut. J'aperçois un peu plus loin la table basse. Je me dirige vers elle, prend appui avec mes avant-bras et dans un râle mi-humain mi-bovin je me redresse enfin. Victoire ! Dommage d'avoir laissé mes lunettes par terre...Je les ramasserai un autre jour.

8 : Je n'arrive plus à habiller seule la partie de mon corps située sous la ceinture. Cela demande désormais une très grande souplesse et une certaine coordination, qualités que je ne possède déjà pas en temps normal. Je m'entraîne donc au roulé-boulé sur le lit, jambes en l'air afin d'y enfiler ma magnifique culotte XXL en coton suivie de près par les chaussettes de contention. Une petite pause me permet de souffler un peu avant de reprendre l'exercice et de me vêtir de mon pantalon large en pilou-pilou. Et je ne vous parle pas des chaussures !

9 : Je connais quelques sautes d'humeur. Cela peut se montrer pénible au quotidien ("Hihihi, regaaaaarde, il est trop drôle ce petit chaton quand il joue avec sa balle ! (rires à la limite de l'hystérie tellement c'est rigolo)... Oh noooon, il vient de rouler dessus, il a dû se faire mal (pleurs à la limite de l'hystérie tellement c'est triste)....C'est de ta faute hein, si elle traîne cette balle !! (colère envers un conjoint blasé à la limite de l'hystérie tellement c'est de sa faute)" etc, etc...En revanche, cela me rend très bon public même devant les pires navets ("Les 11 commandements", "Mon curé chez les nudistes"...)

10 : Mon visage propose une vaste palette de couleurs : les boutons d'acnée se fraient une place à côté de plaques rouges (le masque de grossesse que ça s'appelle ! Ca ne donne pas spécialement envie d'aller danser oé oé !) et le teint verdâtre s'accorde assez mal aux cernes violacées. L'ensemble, assez peu glorieux, s'étend sur des joues de plus en plus rebondies et un menton qui se dédouble. Je suis à l'apogée de ma séduction, au summum de mon glamour ! Surtout que j'ai dû arrêter le fond de teint (qui aurait quand même pu me sauver la vie ou, au moins, mon amour-propre) parce que ça me collait des réactions allergiques (boursoufflures écarlates, ça complète bien le tableau).

Je tiens à rappeler que je vis tout ça très bien et que j'utilise la phrase désormais connue de tout mon entourage : "RAF*, je suis enceinte !" (cette petite phrase bien pratique s'applique à toutes les situations, même les plus gênantes ! Je vous laisse le soin de deviner lesquelles...).

*RAF : Rien à foutre !